vous êtes ici : accueil > Archives > Actualités CGT dgfip 43 > 2013 > Infos CGT FiP 43
Le 11 janvier 2013,les négociations nationales dites de « sécurisation de l’emploi » se sont terminées par un accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés.
– La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher.
Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement en mai.
– A l’issue d’une négociation laborieuse avec les organisations patronales, un accord a été conclu avec des syndicats de salariés.
Cet article et ses pièces jointes que vous êtes en train de lire ont pour objectif de vous informer, de vous alerter, mais aussi d’en appeler à votre intervention avant que de mauvaises décisions ne soient prises.
En prenant connaissance de ce qui suit, vous comprendrez ainsi mieux ce qui a conduit la CGT à refuser ce qu’elle considère comme un marché de dupes.
Ce sont vos droits de salariés qui sont en cause, tout comme le contenu des mesures à prendre pour faire reculer le chômage et la précarité des emplois.
DES NOUVEAUX DROITS... VIRTUELS !
Contrairement à ce qui vous a été répété durant ces derniers jours, il n’y a pas, loin s’en faut, des avancées pour les droits des salariés d’une part, et des facilités offertes aux employeurs d’autre part.
Ce qui a été présenté comme de nouveaux droits pour les salariés est virtuel et renvoyé à d’hypothétiques négociations ultérieures.
En revanche, de nombreuses dispositions immédiates vont accélérer les licenciements, les rendre moins coûteux pour l’entreprise et moins facilement contestables par les salariés.
Elles vont accroître la précarité et la pression sur les salaires,
généraliser la mobilité professionnelle forcée, tout en réduisant vos moyens actuels de défense devant la justice.
Les pouvoirs de l’employeur seront renforcés et de plus en plus dépendants de son bon vouloir au sein de chaque entreprise.
Si ce texte devait être retranscrit en l’état dans une loi, comme le gouvernement en a l’intention, cela provoquerait de graves répercussions sur votre vie de salarié.
De plus, ce gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.
LE MEDEF NE DOIT PAS FAIRE LA LOI !
Tout cela n’est pas inéluctable. L’aspiration au changement s’est fortement exprimée lors des échéances électorales de 2012. Elle doit se traduire par de nouvelles lois qui protègent les salariés.
Dans la République, ce sont les élus qui font la loi et non le Medef. Il prétend, au nom de la crise, banaliser le licenciement, conforter l’immunité judiciaire des employeurs qui enfreignent le droit du travail, étouffer toute forme de contestation des choix de gestion au sein d e s entreprises.
Intervenons pour changer la donne. Il y a urgence. Vos droits sont entre vos mains. Ensemble, défendons-les.
Aujourd’hui le privé, demain le public. C’est le même processus que pour les retraites : première réforme régressive en 1993 dans le privé (passage aux 40 ans de cotisations, retraite calculée sur les 25 meilleures années au lieu de 10) puis extension progressive à
tout le salariat.
Déjà, des mutations plus ou moins « forcées » dans plusieurs services publics lorsque les postes sont supprimés.
Déjà, des milliers de salariés précaires dans les services (vacataires, contractuels) à la merci de l’employeur, d’une restructuration, d’une
compression budgétaire.
Le blocage des rémunérations ; le gel du point d’indice ; l’allongement du temps de travail (12 heures d’affilée par exemple dans les hôpitaux) sont
le quotidien des agents publics. Les annonces de la Ministre de la Fonction Publique pour la catégorie C sont une reconnaissance de la légitimité des revendications salariales. Mais elles sont insuffisantes
pour cette catégorie et ne concernent pas l’ensemble des agents publics.
L’absence de prise en compte des revendications des personnels en matière de moyens humains, d’organisation du travail, de qualité du service rendu se généralise.
Au départ de BRIOUDE place Champanne, covoiturage 17 H15
Intervenants :
– Maurad RABHI négociateur national CGT
– Jean-Louis BORIE du syndicat des avocats de France
– Gérard FILOCHE ancien inspecteur du travail.
Article publié le 20 février 2013.